LE KIT HIPPOCRATIQUE : QUE RETENIR D’HIPPOCRATE ?

La plupart des idées contenues ci-dessous sont inspirées de la médecine hippocratique, qui a permis de poser les bases de la médecine authentique. La médecine est avant tout une science qui a pour objet la conservation et le rétablissement de la santé ; c’est l’art de prévenir et de soigner les maladies de l’homme.
L’idée est d’en tirer des enseignements pour mettre en place de nouvelles choses dans son quotidien : l’important, c’est de se réapproprier son alimentation et sa santé.

Aux origines de la médecine :
une approche plus authentique de la santé
basée sur les préceptes de la médecine

Hippocrate, né vers 460 avant J-C, met en avant l’importance de l’interrogatoire et de l’examen du malade. La médecine doit reposer sur l’observation, notamment pour mieux comprendre les effets de la nourriture et pour trouver des moyens d’améliorer la santé par l’alimentation. Il s’agit d’observer ce qui se passe en nous et de prendre du recul. A ce niveau là, l’approche d’Hippocrate rejoint celle de la médecine extrême-orientale : l’observation de la nature et des phénomènes comme base de travail.
La médecine d’Hippocrate est basée sur les mêmes principes que ceux des philosophes naturalistes : il existe quatre éléments fondamentaux qui entrent dans la composition du corps humain (le feu, l’eau, la terre et l’air) et sur lesquels se plaquent quatre caractères (le chaud, le froid, le sec et l’humide) et quatre humeurs (le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire).
L’idée est de comprendre que le corps est un espace d’expression de différents éléments, différentes humeurs, différentes énergies : il est de nature changeante et son état fluctue au cours de la journée et de la vie.

Certaines maladies pourraient être soignées
par l’alimentation

Les médecins se sont toujours posé la question du lien entre alimentation et santé. Celse (Aulus Cornelius Celsus) est le premier à écrire un ouvrage complet sur la médecine. Il y classe les maladies en trois catégories : celles guéries par un simple régime (première catégorie), celles guéries par des médicaments (deuxième catégorie), et celles nécessitant une action chirurgicale (troisième catégorie).
Comme il n’y a aucune certitude scientifique en matière d’alimentation (première catégorie), les médecins d’aujourd’hui s’intéressent davantage aux autres moyens de traiter les maladies (deuxième et troisième catégories). Ce qu’on vous invite à faire, c’est de chercher à rétablir une alimentation correcte et adaptée à vos besoins, afin de traiter la première catégorie de maladies.
Les médecins grecs s’accordent sur la nécessité d’une diète particulière pour les malades, mais le consensus s’arrête là. Certains interdisent par exemple toute forme de nourriture solide tout au long de la maladie.
L’alimentation constitue le moyen le plus sûr de recouvrer la santé selon Hippocrate. La nécessité d’une nourriture simple, en quantité modérée, et plus généralement adaptée à la nature humaine, serait, d’après Hippocrate, le premier résultat de la médecine.
Le premier des traitements devait toujours, selon lui, être la « diète », un terme qui chez lui signifie non seulement l’alimentation mais aussi l’ensemble du mode de vie. « Que ton aliment soit ton premier médicament », disait-il. Il recommandait de manger une nourriture équilibrée et proportionnée, c’est-à-dire des aliments sans abus correspondants à ses besoins et à son tempérament individuel.
Pour améliorer son état de santé par l’alimentation, le plus souvent, il suffit simplement de manger moins riche et de diminuer la quantité ingérée, tout en ayant une mastication suffisante et un bon état d’esprit.
L’approche macrobiotique prends en compte ces différents éléments, tout en proposant une alimentation basée sur des aliments bruts et peu transformés, locaux et de saison.

Faire confiance à la nature
et ramener le système nerveux à son équilibre

Hippocrate expliquait qu’il faut traiter un individu, pas une maladie. Il s’efforçait de traiter le corps dans son ensemble : c’est ce qu’on appelle aujourd’hui la « médecine holistique ». C’est celle qui prend en compte toutes les dimensions de la personne. Hippocrate expliquait que la nature possède en elle-même des forces de guérison. Le rôle principal du médecin est d’aider la nature à faire son travail, plutôt que de la diriger arbitrairement.
La médecine doit veiller à l’équilibre du corps. Pour Hippocrate, le bon fonctionnement de celui-ci reposerait sur une fragile harmonie. Le rôle du médecin est de « rétablir l’équilibre intérieur invisible » en s’appuyant sur des « symptômes extérieurs visibles ».
Il s’agit donc de faire confiance à la nature : le système nerveux fonctionne, mais il y a toujours des choses sur lesquelles on peut travailler : le corps humain est dans un état perpétuel de changement. Le corps humain est “parfait” : il faut juste le ramener à son “état normal” en améliorant la circulation de l’énergie dans le corps.

Retrouvez la vidéo de la conférence du 10 novembre 2019
au salon Marjolaine sur le thème
« Un art de vivre inspiré de la macrobiotique »