« SHINDOFUJI » : RESSENTIR L’UNITE ENTRE SOI, LES AUTRES ET LA NATURE POUR METTRE L’HUMAIN ET LA NATURE AU COEUR DE TOUTE ACTION

2020 restera dans nos esprits comme une année incroyable. Certaines choses changent, ne serait-ce que notre manière de voir les choses. Le confinement, c’est l’opportunité de prendre du recul, et/ou de continuer son travail et d’en ressentir toute la nécessité. Dans tous les cas, ça change la perception du monde, l’ordre des priorités et l’opinion sur les choses importantes à réaliser. Prendre le temps de voir les choses autrement, de mieux préparer tous les évènements qui seront annulés, d’organiser les choses autrement, de repenser toute action.
Mieux se préparer, car on n’est jamais assez prêt !

Ce confinement qui se prolonge, c’est l’occasion de prolonger ses questionnements

On cherche toujours autour de nous des leaders, des personnes qui proposent de belles choses et nous poussent à aller un peu plus loin. On est attiré par les personnes jeunes et dynamiques, inspirantes, qui donnent l’impression de pouvoir tout gérer en même temps, mais bien souvent c’est une façade. La route est pleine de cailloux et de petites choses que personne ne maîtrise.
Il faut se libérer de cette recherche de perfection et de maitrise, et revenir dans l’instant présent, le seul qui compte, le seul capable de nous apporter une « grande vie ». Cultiver son jardin, c’est travailler sur soi, se renforcer et stimuler notre envie d’entreprendre à chaque instant. Quand on a trop de choses en tête, on a l’impression de manquer de temps et que les journées passent trop vite. Parfois il faut se changer les idées, pratiquer des activités qui font du bien, comme des activités artistiques ou culturelles. Pratiquer seul, ce n’est pas la même énergie qu’en groupe, mais ça a le mérite de nous mettre face à nous-même. Prendre du temps pour soi, même si le quotidien, la vie de famille et le travail nous tirent toujours vers de nouveaux impératifs.

Le confinement, c’est le moment idéal pour pratiquer la méditation et les autres pratiques spirituelles, parce qu’on sent que la pensée positive a plus d’impact et que l’énergie circule mieux que d’habitude

Pourquoi ? Parce qu’il y a moins de pollution ? Ou bien parce que nos croyances profondes sont ébranlées par ce qui arrive autour de nous ? Quand on médite, le temps est suspendu, comme pendant le confinement.
Avec une pratique spirituelle, on se sent comme porté et protégé par de bonnes vibrations. On a davantage confiance en la vie, parce qu’on se sent guidé, renforcé, protégé. Vous êtes dubitatifs ? Il faut l’expérimenter pour comprendre. Par la pensée, on a une influence sur la vie : parce qu’on améliore notre lucidité et notre capacité à analyser les choses, et que les énergies positives ont une influence sur la manière d’être des autres personnes. Les choses sont plus fluides, les autres sont davantage à l’écoute, plus ouverts à des idées nouvelles.
Pourquoi j’y crois ? Parce que des petits miracles se sont produits sous mes yeux, des petites choses qui m’ont bouleversé. Chaque jour est un don du ciel. Chaque parole, chaque échange, chaque rencontre peut changer le cours de la vie d’une autre personne. Parfois, au contact d’une nouvelle personne, on peut avoir de nouvelles idées. L’important est d’être guidé par son intuition et d’aller vers les personnes qui respirent la sérénité et la bienveillance, tout en étant prêt à changer nos plans à tout moment !
De nombreuses personnes ont changé ma perception des choses, même si parfois ce fût dans la douleur ! Les difficultés font partie de la vie, parce qu’elles nous permettent de redéfinir ce qui est vraiment essentiel. Merci à toutes les personnes qui m’ont conduit là où je suis aujourd’hui.

Est-ce possible de vivre ensemble, de créer et de partager des richesses, sans oublier personne : c’est la question qu’on se pose aujourd’hui

Comment peut-on vivre tous ensemble sur la planète sans la détruire ? La solution se trouve dans chaque acte du quotidien, chaque action qui va vers l’idée de vivre de peu, simplement, de se nourrir uniquement de ce que nous avons besoin, pour réduire notre impact sur l’environnement et mieux respecter le partage des ressources. L’idée est de comprendre que nous faisons partie du même ensemble que les autres. La nature, les autres personnes et nous-même ne doivent former plus qu’un dans notre esprit. Pourquoi ? Parce que nous faisons tous partie du même ensemble : la nature c’est une partie de nous, de notre humanité. Quand une espèce disparait, c’est une partie de notre humanité qui disparait, comme le fait remarquer Charles Eisenstein : « with each extinction, with every ecosystem and place and species that passes, something of ourselves dies as well. »
Se reconnecter avec la nature, c’est retrouver et ressentir que nous faisons partie de la même réalité qu’elle. Et nous faisons également partie de la même réalité que l’ensemble des humains, sans exception. C’est ce sentiment d’humanité qui fait que nous ne pouvons pas désirer la mort ou la souffrance d’un autre, même s’il a commis des actes abominables, parce que tous les humains font partie du même ensemble. La solidarité ne doit pas être une nécessité économique ni sociale, mais doit être le reflet de ce que nous ressentons au fond de nous. Si nous n’arrivons pas à « ouvrir » notre cœur et à aimer chaque être, chaque homme, chaque plante, les actes de solidarité ou de protection de la nature n’arriveront jamais à « sauver la planète ».

Chaque acte devrait toujours être guidé avant tout par ce sentiment d’appartenance à un « tout » commun. La méditation ou la prière sont de magnifiques moyens de pouvoir ressentir cet amour universel, de se sentir « connecté »

C’est tout le sens de l’idée qui se cache derrière le terme japonais « Shindofuji » : ressentir la profonde unité entre soi-même, les autres et l’ensemble des éléments constituant la nature. Et c’est ce qui devrait orienter toute action : il faut d’abord commencer par ressentir cette profonde unité avant de s’engager dans toute action, afin de toujours mettre l’humain et la nature au coeur de nos actions. C’est ce que Charles Eisenstein explique dans son article « Extinction and the revolution of love ».

Comment ressentir plus facilement cette connexion entre soi, les autres et la nature ?

Comment se transformer de l’intérieur et changer nos perceptions ?
Voici différents outils qui permettent de descendre à l’intérieur de soi, de se recentrer et de changer son état intérieur :

  • Une alimentation à partir de produits d’origine végétale, de saison et peu transformés,
  • La pratique de la méditation,
  • Des exercices physiques réguliers, qui permettent d’oxygéner les cellules, de stimuler l’énergie vitale et de lâcher-prise,
  • La pratique du do-in, c’est-à-dire qu’on va se masser pour stimuler certains points,
  • Et un certain état d’esprit : une manière d’être et de vivre au quotidien en accord avec de belles valeurs.

L’idée est de pouvoir ressentir les choses différemment et de se sentir davantage connecté à la nature et au reste de l’humanité. Par exemple, quand on mange des aliments « naturels », c’est comme si on mettait une partie de la nature à l’intérieur de soi : on ressent la nature à l’intérieur de soi.

Pour en savoir plus,
retrouvez la vidéo de la conférence du 10 novembre 2019
au salon Marjolaine sur le thème
« Un art de vivre inspiré de la macrobiotique »