PRENDRE DE LA DISTANCE, S’ADAPTER ET SE RENFORCER DE L’INTÉRIEUR

Face aux choses que vous ne comprenez pas, face à vos questionnements : reconnaissez que vous ne savez pas, que les autres ne savent pas.

Même les scientifiques se trompent, même les théories scientifiques sont souvent contredites quelque années après. Le véritable maître ne sait pas ce qu’il fait, mais aide l’autre à trouver les réponses en lui-même. L’amour divin est infiniment plus grand et plus fort que tout. Il est puissant. Certains prient pour que la puissance et la gloire divine envahissent toute la terre entière. L’homme peut simplement agir selon ce qui lui semble juste, faire ce qu’il y a à faire quand c’est en son pouvoir, ajuster son comportement en fonction des situations, mais en aucun cas il ne peut remplacer la volonté divine, que ce soit avec la médecine, la chimie, les expériences génétiques… La vie ne nous appartient pas : c’est un cadeau, c’est magique, et on ne peut pas prendre la place du créateur et penser qu’on va pouvoir cloner, créer des êtres vivants, faire de la chimie et de la chirurgie à tout-va. Ce qui rend tout ça possible, ce qui rend la vie possible, c’est la présence d’une puissance de vie qui nous dépasse : d’une puissance vitale plus forte que nous. Nous pouvons juste apprendre à nous ajuster, à expérimenter, à comprendre pourquoi on se retrouve dans une situation donnée, à tomber puis à se relever, à mieux se connaître et prendre davantage confiance en soi, confiance en ce qui nous dépasse.

Essayez de prendre de la distance par rapport à la crise sanitaire : il y a tellement de théories sur la question, tellement de manières différentes d’interpréter la réalité, tellement de manières différentes d‘instrumentaliser le covid et d’autres choses afin d’arriver à ses fins…

Personnellement, mon interprétation est la suivante : le système capitaliste avait besoin d’une crise, cette crise qu’on a ressenti déjà en 2008. Mais en 2008, les grandes entreprises n’étaient pas prêtes à tout encaisser. Elles ont tout fait pour retarder les échéances. Pourtant les dysfonctionnement économiques étaient bien là. En plus de cela, on a une crise sociale terrible : les gens ne sont pas satisfaits, ne trouvent pas le moyen d’exprimer leur mécontentement, leurs idées… Alors ils instrumentalisent la culture, ils essaient de faire de la politique, c’est comme un poisson qui se débat sans fin dans l’eau. Et à la fin du compte, on se retrouve face à des manifestations, des gens avec des idées confuses, mais au fond il y a de vrais problèmes… Alors que peut-on faire ? Qu’auriez vous fait pour sauver l’économie ? Une fois que les grandes entreprises sont enfin prêtes au télétravail, qu’elles s’y sont préparées, rien de mieux que de se cacher derrière une crise sanitaire pour ralentir l’économie, pour précipiter et engager cette crise latente, pour créer des poches de précarité, pour appauvrir une partie de la population, une partie des entrepreneurs… Tout simplement parce qu’il fallait bien passer par une crise pour sauver le système capitaliste. Les plus chanceux s’en sortent pas trop mal, ceux qui sont informés à l’avance arrivent à sauver les meubles, ceux qui passent leur temps à subir les soubresauts de l’économie sont bien mal… Mais merci aux gouvernements d’avoir instrumentaliser la covid pour engager cette crise économique. Il fallait bien passer par là. Il fallait réformer le système des retraites, il fallait réformer l’assurance maladie, réformer la sécurité sociale. On le savait. On nous l’avait dit. En tout cas, moi mes professeurs d’économie me l’avaient dit. Je ne peux pas dire que je ne savais pas.

Alors, que peut-on faire ? La même chose que la seule chose qui est en notre pouvoir : s’adapter, essayer de comprendre ce qu’il se passe, être dans la flexibilité et l’adaptation. Ça aussi mes professeurs me l’avaient dit : on avait besoin de davantage de flexibilité dans le monde du travail. C’est une réalité.

La faute au gouvernement ? C’est facile d’accuser… Certains pensent que c’est en se noyant dans l’alcool, les sorties, les loisirs, les vacances et la consommation de masse qu’ils vont trouver une parcelle de bonheur. Et bien non, désolée, je n’ai jamais vu de religion qui tournait autour de l’alcool et de la consommation à outrance. Toutes les religions essaient de nous ouvrir les yeux : de nous faire comprendre que pour trouver la paix intérieur, il faut cultiver la gratitude et la reconnaissance. Partager avec les autres, non pas pour se déculpabiliser, mais simplement par gratitude pour tout ce que d’autres personnes nous ont donné. C’est un cycle. On reçoit, on donne… Ou plutôt : on ne peut que remercier pour tout ce qu’on a reçu, alors donner c’est vraiment le minimum qu’on puisse faire. Et quand je dis « donner », je ne fais pas référence seulement aux biens tangibles. Je fais référence à l’acte de donner de soi-même, se donner, donner de son intérêt aux autres, leur envoyer de bonnes vibrations.

Le système de santé est saturé, nous devons réduire la tension sur le système hospitalier. Oui, c’est une réalité.

La crise actuelle n’est pas seulement une crise économique, mais est également une crise du système sanitaire. Pensez-vous qu’il faut prendre le risque de mettre sa santé en péril avec des remèdes incertains, ou bien prendre le risque de mettre sa santé en péril avec une maladie incontrôlable ? Le choix est difficile. Nous avons tous des manières différentes de « limiter les risques de formes graves ». Dans tous les cas, il y a toujours une probabilité que ça fonctionne, et une probabilité que ça ne fonctionne pas. Rien n’est certain. Alors quelles que soient vos croyances, l’important est de faire preuve d’humilité, de reconnaître qu’on se trompe peut-être, et ne pas juger ceux qui ont des croyances opposées. Nous sommes tous sur le même bateau. Et la question de la santé et de la maladie est un débat sans fin, parce que ce sont des choses qui nous échappent.